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A year abroad in London

Les journées londoniennes d'une luciole indécise.

Un manque

Un manque

Londres ressemble à une interminable banlieue. Les bâtiments n'ont pas la netteté des constructions haussmanniennes; tout est rouillé, hétéroclite, abîmé. Je m'y sens mélancolique comme dans une ville abandonnée. Les rues sont démesurément larges, et, excepté au niveau des artères où tout le monde circule à grand peine, elles demeurent quasiment vides. Le soleil fait ce qu'il peut pour vaincre le froid, mais, lassé, il rend l'âme en fin d'après-midi. J'aime cette sensation, ce silence parmi les grands espaces. Je crois que j'apprécie de nouveau l'hiver. Je suis aussi heureuse qu'elle soit venue me rendre visite. 

Je suis le rythme des cours sans réellement y réfléchir; ces semaines-ci ont été banales et je n'ai rien eu à en dire, jusqu'à ce weekend. Paris me manque de plus en plus. J'ai toujours cette sensation que Londres n'est qu'un moyen de mettre ma vraie vie en pause, et que rien de ce qui arrive là-bas n'aura d'impact à mon retour. J'ai une Tour Eiffel dans ma chambre qui me rappelle la ville d'où je viens. Je réalise que personne à part elle et mes parents ne viendra me rendre visite. Tout le monde semble rempli de projets, mais peu les réalisent.

Le froid s'installe; des feux d'artifice crépitent tous les soirs, partout dans Londres. Mais les rues de Soho ne me font plus rêver.

Je ne cesse de comparer Londres à ce que je connais, et Londres perd sur presque tous les plans. Je suis encore déroutée par les anglais que je rencontre, je trouve que l'enseignement supérieur est infiniment meilleur en France, la vie matérielle aussi. Je constate la chance que j'ai. Paris me manque, je rentre bientôt.

Un manque
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